Qui suis-je ?
Née avec une maladie rare, j'ai passé mon enfance à l'hôpital. Ajoutez à ça l'harcèlement scolaire et les jugements : toutes les conditions étaient réunies pour rendre difficile l'intégration que soit à l'école ou dans la société. Jusqu'à ce que je découvre un monde parallèle : Internet.
C'est dans cet écosystème que j'ai trouvé un repère sécurisant dans lequel je me suis réfugiée. Dans le flux permanent et infini d'informations qui circulent, j'ai pu/su extraire les ressources dont j'avais besoin pour transformer ma souffrance en énergie productive et mes faiblesses en forces.


Aujourd'hui, je rends les contenus trouvables (par ceux qui formulent une requête), lisibles (par les robots d'indexation qui les mettent en avant) et désirables (pour ceux qui cherchent LE contenu qui leur fournira une solution à leur problème) : pour les acteurs de la santé, du handicap et de l'accessibilité et pour celles et ceux dont le parcours ne rentre dans aucune case. Étant passionnée d'écriture, il m'arrive également d'aborder d'autres thématiques à travers mes contenus lorsque le sujet traite de l'une de mes passions (et pour cause, j'aurais voulu aussi être journaliste !).
Du blog vers le site web : la construction d'une identité en ligne
J'ai vite compris que ça ne servait à rien de raconter son parcours aux autres en espérant obtenir du soutien. On naît seul, on meurt seul comme on dit. Je ne pouvais pourtant pas nier l'évidence, à savoir que j'avais besoin de faire sortir toute cette souffrance que j'avais ressenti durant toutes ces années. Exit les séances chez le psy au même titre que les traitements médicamenteux : il fallait que j'écrive. Au pire j'aurais couché tous mes maux sur le papier (enfin, à travers l'écran plutôt), au mieux d'autres personnes dans ma situation tomberaient sur mon témoignage et le liraient de leur plein gré. Car j'avais beau chercher en long, en large et en travers sur le web francophone : aucun adulte de mon âge n'osait prendre la parole publiquement à propos de cette maladie rare avec laquelle je suis venue au monde.
Jour après jour, les articles tous aussi longs les uns que les autres s'enchainaient et la satisfaction de voir mon histoire prendre forme était telle que je publiais frénétiquement. Si le compteur de visites grimpait en flèche, il traduisait surtout un intérêt du grand public pour ce que j'avais vécu. J'ai donc volontairement laissé l'accès ouvert à ces articles et pour cause : je ne publiais plus depuis des mois (ou de moins en moins). Jusqu'au jour où j'ai compris : j'allais mieux et j'étais prête à avancer.

C'était clair dans ma tete : je voulais tourner la page et prendre une trajectoire différente vers la vie que j'avais décidé de mener depuis que mon mindset avait changé. J'avais fait la paix avec mon passé et cette prise de conscience a ouvert le champ des possibles. Mes objectifs et aspirations n'étaient plus les mêmes c'est pourquoi ce blog devait faire l'objet d'une refonte totale : construction d'une identité professionnelle à travers laquelle je voulais qu'on m'identifie, transformation d'une plateforme testimoniale en carte de visite à destination des recruteurs. Car oui, j'avais inconsciemment réussi à franchir toutes les étapes du deuil de mon passé y compris celle de l'acceptation. J'étais vraisemblablement dans une phase de reconstruction et de réinvestissement de ma vie (et j'avoue que je ne suis pas peu fière).
Pourquoi « ducoseo » ?
Parce-que tout commence avec une passion : le web (avec un frère qui a travaillé toute sa vie dans le milieu de l'informatique et un cousin Genius chez Apple, on pourrait dire que c'était couru d'avance...). Parallèlement, la matière scolaire dans laquelle j'excelle n'est autre que le français. Écrire est une passion et l'orthographe une obsession depuis que je suis petite. Je me suis donc demandé s'il existait une manière de conjuguer les deux pour en faire un métier (spoiler : oui, en étant rédacteur.ice web).
Une amie dont la réputation n'est plus à faire dans le milieu me permet de rentrer dans un monde très fermé à l'époque (merci à Oriane René pour cette opportunité qui a ouvert de nombreuses portes, tu as changé ma vie pour toujours). Je m'appelle Jordane Ducos et mon nom termine par la première lettre de cette discipline que représente le référencement naturel. Quoi de plus évident que d'en faire un suffixe pour me trouver un nom à la fois concis, efficace et mémorable ? Ducos + seo = ducoseo.
Élargir son panel de compétences pour se spécialiser
S.E.O. : Search Engine Optimization ou en français l'Optimisation pour les moteurs de recherche. En y réfléchissant bien, ces lettres sont aussi les acronymes d'un autre métier dont j'ai découvert l'existence durant mon année de licence (merci à A. Benabbou pour la qualité de ses cours). Je parle bien sûr de l'UX Design. Si j'ai été fascinée dès les premières minutes, j'ai surtout compris l'intérêt de conjuguer ce nouveau centre d'intérêt avec les compétences que j'avais acquises. Mieux encore, j'ai appris que cette combinaison avait un nom et s'appelait en fait SXO (SEO + UX). Search eXperience Optimization : Optimisation de l'Expérience de Recherche.
S.E.O., S.X.O... des termes inconnus pour certains, si familiers pour d'autres. Car les lettres S.E.O. peuvent aussi vouloir dire Stratégie Expérience Optimisation (et je suis sûre qu'on peut en trouver d'autres). Clairement, il ne s'agit plus seulement d'attirer les internautes mais aussi de maintenir leur attention (que dis-je, leur intérêt). Le SEO attire, l'UX retient. Combinez les deux et vous obtiendrez un site qui convertit vos prospects en clients.
Finalement, j'ai réalisé que ce n'était pas un hasard le fait que l'UX suscite autant mon intérêt. On dit souvent (moi la première) qu'on veut transformer les faiblesses en force mais je pense que la contrainte m'a forgé une exigence obsessionnelle pour la clarté, l'ergonomie et l'accessibilité (outre le fait que j'ai encore beaucoup de lacunes que je souhaite combler, cette facette de moi concerne surtout les métiers de l'Internet). L'un des aspects du web qui me fascine le plus concerne l'architecture de l'information car j'ai pris conscience de l'importance de structurer les choses de manière globale : ce réflexe permet de détecter des connexions invisibles et ainsi, de donner du sens.